Iron Man 3, non merci, je préfère Extremis.

J’ai vu Iron Man 3. J’ai hésité avec Star Trek: Into Darkness, et j’aurais dû suivre mon premier instinct. Je me suis fait embarquer par un souvenir et une promesse, et j’aurais dû m’en tenir à ça.

Ça c'est Ze Shiiet.

Mais laissez moi m’expliquer un peu.

Curieux d’en avoir entendu parler sur un site de jeux vidéos, Extremis avait déjà aguiché mes sens. Je l’ai ramassé au Cosmix en revenant de la job, le caissier ayant eu l’amabilité de m’ouvrir même s’il était 17h07, sans doute parce qu’il sait que je ne ressors strictement jamais bredouille de chez lui. Joli petit format, 15$ avec « -10% de rabais ce mois-ci en plus, man » me dit-il d’un même élan en se doutant fort peu que je me câlissais bien éperdument du prix et aurais même payé le double sans broncher (je suis comme ça devant une bonne histoire). La prémisse se faisait belle, avec ses virus étranges et, je dois le dire, ses dessins vraiment fignolés (moi qui ne lis les BD que pour le texte d’habitude).

Et là je l’ai lu. De bout en bout. Et je l’ai aimé, je l’ai exulté. Maudit que c’est bon de la bonne BD quand c’est bon. Ramassez-vous ça (ou empruntez-le-moi).

Mais revenons au film. Déjà on va sortir ça du chemin: la trilogie emprunte à Extremis (la BD) l’histoire d’origine dans le 1er, le costume dans une mallette dans le 2e, et une vague affaire de virus dans le 3e. Et de mauvaise façon. Y’a plus de trous dans le scénario que d’énigmes gratuites dans un épisodes de Lost. Oui y’a plein d’armures d’Iron Man qui volent partout, mais un moment donné trop c’est comme pas assez, j’aurais préféré quelque chose qui « change » vraiment, un peu d’évolution personnelle, voir une révolution qui change tout « pour de vrai ». Peut-être que j’en attendais trop après la BD. J’ai toujours dit que j’aimais les films de super-héros, tant que je sors pisser pendant les scènes d’action.

Je me suis donc fait embarquer par le souvenir du premier Iron Man, qui tirait bien son épingle du jeu avec l’origine du super-héros (et RDJr qui est juste magistral), et la promesse que le film allait tirer tout « le mou » qu’il y avait à prendre d’une source d’inspiration. J’ai été diverti, mais je le dis quand même: tentez donc votre chance avec Star Trek.

Cote Alex (1@25): 1d8, +5 pour un usage approprié d’un grand classique de 1999, +15 pour les fans qui sont capables de nommer tous les « Marks » dans l’ordre.

4 thoughts on “Iron Man 3, non merci, je préfère Extremis.”

  1. I’m blue, da ba de, da ba dai…

    On est aussi allé le voir Lundi. Moins drôle que les précédents, même si Robert/Tony peuvent toujours faire pisser de rire à intervalles réguliers. Pour le personnage lui-même, ça peut valoir la peine. Et Ben Kingsley est également trop fort, dommage qu’on ne le voit pas plus. Pour le scénario… bof, même si j’ai du mal à mettre le doigt sur le bobo.
    contrairement à Lex, je trouve qu’il y a pas mal d’évolution personnelle du personnage. Mais la première évolution (en rapport avec The Avengers) est relativement peu crédible, au point ou je me demandais au début si Tony faisait une blague.
    Une autre évolution majeure à lieu à la fin du film et peut laisser présager d’une fin de la franchise, mais rien qui ne puisse être totalement renversé par n’importe quel scénariste hollywoodien ‘digne’ de ce nom.

    D’un autre côté, Star Trek et Gatsby semblent faire l’unanimité, alors on essayera sûrement d’aller les voir eux aussi…

    s.

    1. Je ne crois pas à la « fin de franchise » une seule minute, ne serait-ce que parce qu’il va y avoir Avengers 2 pour sûr. J’ai vu les previews de Thor 2, et je dois dire que ça m’a intrigué.

      Encore là, tu m’emprunteras Extremis, et tu verras ce que je veux dire par « révolution personnelle »…

  2. La BD d’Extremis était assez géniale en soi (on peut s’y attendre de la part de Warren Ellis, après tout), le film était bien (mieux que le 2e, pas aussi bon que le 1er), avec des trous béants au niveau du scenario (pas assez gros pour que Galactus puisse y passer, mais pas loin).

    J’ai préféré Star Trek, a vrai dire, même si je ne savais pas vraiment à quoi m’attendre.

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