Cowboy Bebop: de la poussière dans l’espace

Ayant eu pas mal de temps libre dernièrement à la maison, il a bien fallu meubler ça avec autre chose que la télé d’après-midi (All Hail Shopping TVA!). Alors je me suis procuré une série dont ça fait longtemps que j’entends parler: Cowboy Bebop. Je sais, je sais, c’est du Manga, et en partant je suis pas un méga-fan, mais je file pas mal « Vaisseaux Spatiaux Poussiéreux » dernièrement, alors ça tombait pile-poil là-dedans (je vais peut-être me re-taper Firefly…) En partant, faut vraiment écouter en entier le générique, c’est important (jusqu’au bout… la finale est extra-nice!)

D’emblée, vous voyez qu’il est impossible de ne pas parler de la musique: elle est incroyable et vaut quasiment plus que les histoires des épisodes… du heavy metal au swing au blues, elle occupe toujours une place en filigrane et vaut le détour. Les épisodes y font souvent référence (« Jupiter Jazz » ou « Bohemian Rhapsody »). J’ai jamais tant remarqué/apprécié la présence musicale dans une série.

En gros, ce sont des histoires de Chasseurs de Prime dans un futur pas si lointain où c’est aussi facile de piloter un vaisseau qu’une Echo 2002. Les personnages principaux sont sympathiques et ont leur « background » qu’on découvre avec délice lors de certains épisodes-clé. Les épisodes sont bons, un peu cliché des fois mais bien ficelés. Plein d’hommages et de clin d’oeil à plein de styles: le space opera, le drame psychédélique, le film noir (pas mal partout, ça, le noir), et même de la comédie à l’occasion. Sympathique, ça.

Un hommage à "The Killer", de John Woo

Je suis pas un gros fan de Manga, mais l’animation est top notch, ça parait quand tu mets sur pause, ça a pas l’air du cul: ombre, lumière, détails, fluidité. De ce côté, je ne me souviens pas d’avoir vu un aussi beau Manga. Y’a un peu d’animation par ordinateur, mais pour un dessin animé de 1998 c’est extraordinairement bien intégré et ça ne saute pas trop aux yeux.

Ce que je comprend mal, c’est que sur 26 épisodes (~20 mins chaque, c’est relativement court), ça doit bien attendre à peu près au 25e avant de tomber dans les histoires qui sont les plus intéressantes et qu’on veut voir résolues. Pire encore, y’a plein de « loose ends » qui sont jamais refermés, et y’a pas grand’chose qui m’énerve plus que ça. Au final, c’était loin d’être une perte de temps, mais je comprend mal le statut de « chef d’oeuvre ». Aussi, Wikipedia parle pour une raison ou pour une autre de « référence au nihilisme », et je dois avouer que j’ai rien vu de cette série. Je dois être trop « premier degré ».

Si vous êtes fan de sci-fi, de musique et de Manga, allez-y.

See You, Cowboy indeed

4 réflexions au sujet de « Cowboy Bebop: de la poussière dans l’espace »

  1. Je ne peux pas juger la série, que je ne connais pas du tout (je ne suis pas moi non plus un fanatique de mangas). En revanche, j’ai trouvé le générique sympa, mais tant dans sa forme graphique, que dans le « déroulé » de la trame sonore, je n’ai pas pu m’empêcher d’avoir un gros flash de séries télévisées des années 70. Wild Wild West (les Mystères de l’ouest dans mon hexagone natal) par exemple semblent leur avoir servi d’inspiration, au moins au niveau de l’utilisation des armes à feu. Et la musique, bien que un peu plus recherchée, fait un peu penser à certaines séries policières, telles les New Avengers (que l’on avait traduit par Chapeau Melon et Bottes de Cuir, tout un programme!).

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