Quand le démon de la tentation lorgne du coin de l’oeil

J’ai encore dans un tiroir, à l’instar de plusieurs ex-accros, une petite réserve bien à l’abri au cas l’envie me reprendrait. Je n’y ai pas touché depuis des années, mais sa présence se fait rassurante. Une fois par jamais, j’ouvre ce tiroir honni et hume avec délice le parfum de ces fruits défendus. Je me dis qu’une seule petite fois, peut-être, je pourrais m’adonner à une soirée de plaisirs interdits: « Rien qu’une, pas plus » me promet-je. Puis, rejetant résolument du revers de la main la tentation qui monte en moi, je referme calmement la boîte, avec l’agréable sensation intérieure d’avoir tel le Messie résisté à 40 jours dans le désert sans sombrer sombrement dans la sombre rechute sombre.

Je parle, bien sûr, de cartes de Magic: The Gathering.

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Réponse à Comment geekifier vos collègues

Chers amis, l’heure est grave.

J’ai lu avec grande attention l’aimable billet de ce cher Lex, « Comment geekifier vos collègues de travail » et je dois bien l’avouer, ce texte m’a troublé. Je dirais même qu’il m’a profondément OUTRÉ. En effet, Lex y oppose de manière un peu manichéenne les geeks (sympathique catégorie de l’humanité à laquelle j’appartiens, tout comme ma femme et ma fille) à ce qu’on pourrait appeler « les gens normaux », ceux qui ne savent pas ce qu’est un D12 et pour qui Q est juste une lettre de l’alphabet et non un être cosmique surpuissant. On y décrit ces gens normaux comme un peuple de gentils naïfs un peu farouche à convertir peu à peu.

Est-ce là vraiment la quête du peuple geek ? QUE NENNI !!! Faire face aux gens normaux, c’est tourner le dos à nos véritables ennemis, la seule et unique menace qui pèse sur la geekerie et même sur l’humanité toute entière. Je parle, bien sûr, des NERDS !

Ô ami lecteur, je vois naître sur tes lèvres le sourire narquois de l’incrédulité. Je sais que pour toi le nerd est inoffensif, comme en témoignent les épisodes de Big Band Théory que tu écoutes en cachettes quand tu n’as pas le goût de voir du Star Wars. Soit, je comprends et accepte ton scepticisme. Je vais donc démontrer mes dires : je vais donc démontrer l’existence du péril nerd, exposer ses méthodes et avancer quelques pistes de solutions pour essayer d’échapper à leurs griffes.

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Fan de vieux jeux videos ?

Un espagnol fou fait des jeux 8 / 16 bt tout seul dans son garage… Et parfois ca lui prend des années a sortir un titre !

http://www.locomalito.com/

Surprenamment certains titres sont presque aussi bon que leurs illustres modèles et surtout SONT EN DOWNLOAD GRATUIT sur son site.

Bon, il y a quand même un probléme… ils sont aussi dur que les jeux de l’époque ! T_T

Small World Reboot !

Coup de Théâtre !

Alors que la campagne Small world 2 de Days of Wonder avait atteins les 100 000$ et semblait bien partit pour finir à 300 000, une update est tombée : le projet vas être intégralement rebooté en mars.

Le but étant de se concentrer sur le financement d’une version Android et Steam et de trouver une façon plus simple de proposer la « Designer Edition ».

http://www.kickstarter.com/projects/daysofwonder/small-world-2/posts/391949

Comment geekifier vos collègues de travail (1ère Partie)

Sournoisement, voilà comment.

Vous êtes un geek fini: Vous savez non seulement que le vaisseau de Boba Fett s’appellait Slave I, mais en plus que c’était un modèle Firespray-31. Vous savez aussi exactement ce qu’est que la « Picard Manoeuver ». Les jeux vidéos sont un mode de vie, et vous jouez couramment à des jeux de société (ou pire: des jeux de rôles). Bref, un vrai nerd.

Mais c’est pas si mal d’être geek au fond! C’est aussi payant « d’évangéliser » prudemment et discrètement, pour finir mine de rien par convertir et corrompre vos collègues de travail amateurs de char et d’Occupation Double. Ça rend les relations professionnelles plus cordiales, et qui sait? Peut-être même des collègues de jeu à terme. Après tout, c’est tellement difficile de trouver 7 joueur pour Diplomacy…

NDLR: Si vous êtes déjà concepteurs de jeux vidéos, traducteurs de règles, motion designers de kickstarter et autres éditeurs de jeux de société, tant mieux pour vous, gardez ces conseils pour votre banquier.

Premièrement: oubliez le « Geek Pride ». On part du concept où les gens ne sont pas convaincus qu’être geek est mieux qu’avoir la syphillis. Faut y aller doucement. La belle carte à jouer est la « fierté gênée », dans le style « bah, être geek c’est cool, tu comprends Charles Tisseyres quand il parle ». L’ironie et l’auto-dérision sont vos armes secrètes, et si vous avez un sens de l’humour aïguisé, allez-y à fond.

Deuxièmement, douuuuuuucement. Pas au début. Graduellement. Vous avez tout votre temps, comme dirait Fardoche « la pire chose gars c’est d’effaroucher la jument ». Lundi déclamer son amour de la science-fiction hard (ou soft), mardi débattre que Game of Thrones était meilleur en livre, mercredi reprendre quelqu’un sur le Boson de Higgs, et jeudi ça va mal regarder vous trouver des compagnons de lunch. Personne est pressé, vraiment. Comme « rule of thumb », je dirais « un pièce de geek trivia par semaine, par personne » (et évitez comme la peste  les « coming out nerdesques » devant un groupe… ).

Troisièmement, mettez donc les côtés cool de l’avant. C’est tellement plus facile qu’il n’en paraît; faites le lien avec des sujets d’intéret général. Vous êtes tannés de faire rire tout le temps des mêmes affaires? Y’a une raison pour ça, le reste de la planète aussi. Si vous faites une partie de jeux de rôles dans un contexte historique, mentionnez « casual » que vous avez vécu l’accession au trône de Louis XIII la veille, c’est toujours plus intéressant que de dire que votre barbare a pogné son 4e niveau. Si vous êtes en science fiction, mentionnez à quel point Star Trek avait prédit le smartphone il y a 50 ans, mais l’avait placé genre siècle trop tard (voir « auto-dérision » ci-dessus). Sujets à proscrire: le fantasy, la magie, donjon et dragons(la marque, spécifiquement), tout ce qui touche les épées, et surtout les costumes. Du moins pas au début.

Quartrièmement: pas de détails. Jamais de détails. Justement on parlait du 4e niveau du barbare, c’est trop précis. Ne parlez jamais de votre personnage, d’un point de règle ou d’un épisode de série télé précis. Prenez la même règle que pour les communications à l’exécutif des compagnies: si t’as pas pogné l’expression « attention intéressée » en ~15 secondes, y’est trop tard, BAT EN RETRAITE, tu pourras vaincre un autre jour.

Cinquième et dernièrement: pas obligé de rappeler à tout le monde que vous êtes plus brillants qu’eux. Même si vous ne l’êtes pas, ça compte pareil, au cas où vous le penseriez. On s’entend, entre collectionner les souliers de sport versus une saine passion pour l’astronomie, l’un des deux a plus de chance de muscler le cortex (et de mener à une perte tardive de virginité). Certains d’entre nous ont même des jobs qui font chier tout le monde: le geek ci-dessous a envoyé un robot sur Mars prendre des photos (maudit chanceux), c’est pas super bon pour la santé d’emmener le sujet sur la table (voir « battre en retraite » ci-dessus). D’expérience, ne parlez jamais salaire. Slackez aussi sur les références cryptiques (principalement sur les T-Shirts), c’est ce département-ci que ça aide pas (gardez-les pour vos gaming nights)

Bref, en souhaitant que ça aide, si vous vouliez être aidés. Rendez-vous pour la seconde partie, où figurera un plan de domination planétaire complet, par étapes. Indice: le premier objectif implique des jeux de société sur l’heure du midi.