FTL ou « te souviens-tu de la fois où… »

Un peu d’histoire d’abord. Ça commence pas mal avec un jeu qui s’appelle « Rogue », vaguement inspiré de Donjons et Dragons (un peu avant la boîte rouge). Le but de la chose est de faire avancer à travers donjons et monstres tout d’ASCII faits son petit bonhomme (un « @ ») jusqu’à ce qu’il meure, la victoire étant très lointaine et improbable. Très drôle. Ah, oui, j’oubliais: il n’y a pas de « save », du moins pas de « load »: quand t’es mort, t’es mort, faut recommencer du début.

Rogue, ou comment faire très mal à un @

Depuis, ça a fait école comme on dit, donnant même au genre le nom de « roguelike ». Il y a eu Hack, puis Nethack, Desktop Dungeons, Baroque, une tonne d’autres et ce que je qualifierais « d’ultime descendant spirituel », Demon’s Souls. Si vous n’avez jamais essayé l’un de ces jeux, allez vous casser la gueule un peu et revenez, vous verrez ça fait du bien.

Retour Vers le Futur, il y a aujourd’hui FTL (Faster than Light).

Tout ça commence avec un projet Kickstarter (eh, oui, encore lui!) par deux étudiants chinois. Version courte: ils ont largement eu leur argent, et l’ont publié sur Steam après.

L’histoire est simple, et c’est toujours la même. Vous commandez un vaisseau de cadets fuyant les Rebelles afin de joindre le reste de la flotte de la Fédération pour leur porter les informations vitales qui pourraient permettre de gagner la guerre. Et là tu meurs. Ça peut prendre entre 5 minutes et 5 heures.

Les fans de X-wing seront contents d’apprendre qu’on doit gérer l’énergie entre les systèmes, les fans de Baldur’s Gate de savoir qu’on peut faire « Pause » à tout moment, les sadiques seront heureux de suffoquer les adversaires en ouvrant les sas, il y a quelque chose pour tout le monde! L’histoire étant différente à chaque fois (il y a un bon nombre d’événements aléatoires), c’est surtout l’effet « Ah, je me souviens de la fois où… » qui en fait un jeu intéressant et ajoute une rejouabilité essentielle à un jeu qui est un éternel recommencement. Ci-dessous quelques « fois où », et je vous épargne la fois d’hier où un adversaire a désactivé mon générateur d’oxygène…

FTL c’est comme: Essayer aléatoirement toutes les sortes de crème glacée dans un magasin par une chaude journée d’été pour trouver ta préférée. Tu vas pas réussir du premier coup, c’est un peu frustrant à la rigueur, mais au final c’est vraiment agréable. Si tu t’écoeures, tu recommences juste le lendemain.

2 thoughts on “FTL ou « te souviens-tu de la fois où… »”

  1. Ça l’est. Vaut 10$ sur Steam, mais un p’tit conseil: mettez-le sur votre wish-list pour vous faire avertir quand il sera en spécial (Je l’ai eu à 5$).

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