Pub + rabais + concours

Ça manque de pub et de petites annonces depuis l’avènement de ChezAlex 2.0, donc je m’y colle.

Le temps des fêtes approche, alors autant rendre plein de monde heureux.

J’ai reçu une dizaine de coupons de la part de mon employeur, à destination de ma famille et de mes amis. Si on est amis donc, vous pourrez profiter de cela pour acquérir une cafetière Keurig avec un fabuleux rabais de 30$. Hé oui ma p’tite dame, pas 10, pas 20, mais bien 30 beaux dollars !
Juste de quoi vous décider à acheter la dernière extension de jeu qui vous fait de l’oeil depuis le bout de son étagère. Ah la coquine…

Vous, ça vous fait faire des économies. C’est bon les économies, ça permet de faire d’autres dépenses.
Keurig/GMCR/Van Houtte, ça leur fait de la pub en répandant la bonne nouvelle de notre mission de rendre le monde meilleur, une tasse à la fois.
Et moi ? Ben en plus de ma joie de vous aider et de faire de la pub pour mon employeur, chaque coupon utilisé me donne des chances de gagner quelque chose, incluant des jours de congés ou diverses bébelles…

En bref, si vous prévoyez un achat de cafetière Keurig avant le 17 janvier, faites moi signe ! Premiers demandants, premiers servis !

s.

Firefly, le jeu de plateau

Y’a quoi dans la boîte ?

Le premier constat : une boîte bien pleine ! Beaucoup de cartes, un plateau de bonne qualité (assez grand par contre) et des petites figurines de vaisseaux, des tokens-mais-pas-trop. Des billets de banques plus « on the frontier » que nature… Des illustrations et des citations un peu partout… Bref, c’est attrayant.

Y'a du matériel !
Y’a du matériel !

C’est quoi ?

Le jeu roule sur un système simple et solide : chaque joueur joue à son tour et effectue 2 actions différentes sur les 4 proposées : voyager, magasiner, négocier un contrat et effectuer une job. Sachant que les trois dernières se font toujours à des endroits spécifique de la carte, le voyage est donc un incontournable. La conjugaison de ces actions permet globalement de recruter un équipage plus ou moins vaillant, de s’équiper correctement, de gagner du cash… et de s’attirer des ennuis. Chaque joueur va donc effectuer ses actions pour optimiser son équipage et son matos en minimisant les coûts et les ennuis.

Le but du jeu ? Et bien ça dépend. En effet, sur cette mécanique de base se greffe un objectif décidé en début de partie, parmi ceux proposés : il s’agit généralement de réussir trois étapes assez ardues, dans un certain ordre… ce qui nécessite un équipage solide et bien équipé !

Prévoir environ deux heures pour une partie, voire un peu plus pour des joueurs enthousiastes.

Comment ça marche ?

Il y a cinq mondes où on peut se procurer ce qui est utile : membres d’équipage, équipements divers, amélioration du vaisseau, le tout mélangé dans un même deck de carte spécifique à ce monde. On y va, on pioche trois cartes dans le talon et/ou la défausse, et on fait son choix en payant le prix. Les cinq decks de ces mondes sont très typés, ce qui permet d’établir une stratégie et de magasiner selon ses besoins : va au bon endroit avec le bon cash et tu trouveras, à court ou moyen terme, ce qu’il te faut. « Si tu cherches des armes ou des flingueurs, va à Silverhold ! Pour les médecins, c’est plutôt à Osiris. »

Et le cash, comment on le gagne ? Même principe : il y a cinq mondes où se trouvent les contacts habituels qui proposent des jobs, légaux ou non, moraux ou immoraux. Lesdits jobs sont eux aussi représentés par des cartes, organisés en cinq decks spécifiques aux contacts, eux aussi très typés. « Haarken : simple et légal, assez tranquille. Mais si tu veux du gros cash et que tu aimes prendre des risques, va voir ce salaud de Niska ! »

Ça rapporte... Mais faut pas se rater !
Ça rapporte… Mais faut pas se rater !

Faire un job, c’est prendre quelque chose à un endroit et le déposer à un autre endroit, ou bien encore aller à un seul endroit et y faire quelque chose de mouvementé et d’illégal. Certains de ces actes sont des succès automatiques, mais d’autres nécessitent de réussir un ou plusieurs tests successifs de flingage, baratin et/ou technique. Et c’est là que l’équipage et le matériel entrent en ligne de compte… Une fois tous les actes fait dans le bon ordre, tu touches la somme promise… et tu payes ton équipage, avec si possible un bénéfice net.

Le voyage sur les longues distances fonctionne lui aussi avec un deck de cartes : pour chaque case que tu franchis, tu tires une carte dans le deck approprié et tu vois s’il se passe quelque chose ou non, sachant qu’il peut s’agir de belles opportunités comme de solides pépins.

Le souci, c’est que tout ne se passe pas comme sur des roulettes. Tu voles sous la menace perpétuelle de te faire catcher par les autorités ou – pire ! – par les reavers cannibales. Les marchandises peuvent se faire saisir, ce qui complique la livraison et donc l’accomplissement de la job. Des mandats de recherches peuvent fleurir, les membres d‘équipages peuvent se faire tuer, ou même démissionner s’ils sont trop dégoûtés par ce que tu leur impose de faire ou si tu ne les paye pas. Le carburant menace toujours de manquer, et ce fichu vaisseau a toujours besoin de réparations.

S’y ajoutent des subtilités, que je ne détaillerais pas ici. Terminons qu’un joueur ne peut pas être éliminé : au pire, il finit sans équipage et sans carburant, tout seul dans son vaisseau, mais il peut encore jouer et tenter de se refaire.

Voila un équipage qui marche bien... mais qui coûte cher.
Voila un équipage qui marche bien… mais qui coûte cher.

Et c’est plaisant ?

La lourde boîte et cette description sommaire laisse deviner qu’il y a ici une grande quantité de cartes et de decks, ce qui fait planer la menace du jeu trop long à préparer, du jeu qui nécessite une grande table et du jeu ou il y a trop plein de hasard.

  • Longue préparation : non. On s’en sort avec 13 decks, mais qui sont bien rangés dans la boîte et qui se déploient sans problèmes. En 3 minutes, le tout est disposé sur la table.
  • Grande table : oui. Le plateau prend de la place, en plus des 10 decks qui ont à la fois un talon et une défausse (les trois autres tiennent sur le plateau), sans parler de l’espace nécessaire aux petites affaires de chaque joueur : entre le vaisseau, l’équipage, le matos, les améliorations, les jobs et les cargaisons, on en a plein les mains !
  • Trop plein de hasard : non. Il y a certes le hasard du tirage des cartes et le hasard du jet de dés. MAIS : quand tu as ce qu’il faut, le jet de dé n’a plus la moindre importance. Donc, prend le bon équipage avec le bon matos et le dé n’est plus un problème. Le hasard du tirage des cartes est vraiment pondéré par le fait que les decks sont typés. Le gagnant sera justement celui qui ne s’en remettra pas au hasard, sachant qu’il n’est pas possible de rassembler un équipage qui excelle dans tous les domaines.

Firefly Table

Finalement, oui c’est plaisant et même trop ! Quand tu fais rouler ton vaisseau, que tu recrutes un équipage trop cool et que tu fais du gros cash avec des jobs qui s’enchaînent bien, tu as un peu tendance à oublier qu’il y a un objectif à remplir pour gagner ! Et lorsqu’un joueur valide la première étape, la course à la victoire s’engage follement.

Les règles s’expliquent en 10 minutes, la première partie suffit pour savoir jouer convenablement, pas besoin de passer un bac.

Un bémol : quelques oublis/ambiguïtés dans les règles, mais Google est ton ami : d’autres que toi ont déjà trouvé les réponses et les ont consignés dans de belles aides de jeu qui respectent la charte graphique du produit.
Mon seul regret va aux cartes d’équipement, où les informations sont au centre de la carte. S’ils les avaient rassemblés sur un bord de la carte, on aurait pu les glisser derrière la carte du personnage qui en est doté, en laissant un bord déborder : cela aurait facilité l’organisation de l’espace de chaque joueur. Alors que là, si tu mets l’équipement derrière le perso, tu risques d’oublier ses effets de jeux.

Côte Alex : 3d6, +10 si tu as aimé la série, +5 si tu es un joueur opportuniste, +4 si tu aimes le beau matériel, -7 si tu aimes qu’un plan se déroule sans accroc.

Firefly Figs

Partie de démo sur demande, avec joie et enthousiasme. You can’t take the sky from me. 😉

Podcast, anyone?

Rapido, quelqu’un a déjà fait des podcasts? Ou encore en consomme assez pour me dire WTF c’est quoi les affaires importantes dans le « domaine »? Y’a des rookie mistakes?

Faire un podcast, ça prend un micro, un peu de volonté et un manque d’amour-propre et c’est tout? Je prend les conseils.

Grand Requin Blanc à la mords moi le…

Été voir « Grand Requin Blanc 3D » dimanche passé au Centre des Sciences, en IMAX 3D. Il faut dire en partant qu’une grande motivation pour y aller résidait dans le défi « Aiguise ta Matière Grise » du grand défi Pierre Lavoie. Grand Z prend ça au SÉRIEUX ce genre de défi-là; Il faut faire des activités cérébrales (échecs, émissions éducatives, devoirs) pour accumuler des « cubes de matières grise » pour sa classe. C’est 1 cube par 15 minutes, +1 par membre de la famille plus âgé qui participe, x2 si c,est des devoirs (donc 1 enfant + 2 adultes qui écoutent un documentaire= 12 cubes à l’heure).

Alors qu’on s’enlignait pour le Planétarium, on a su que des amis allaient voir ça, et ça comptait pareil pour des cubes de matière grise alors GO! 9 Cubes (45 mins, 1 enfant+2 adultes) pas trop difficiles à obtenir donc.

C’est un film à propos des (tenez-vous bien) requins. Ça t’explique d’où ils viennent, mais surtout (et pendant 45 minutes) à quel point les requins blancs sont de grands incompris qui déclenchent en nous une peur irrationnelle, qu’on a plus de chances de mourir d’une mauvaise batch de sirop d’érable que d’une attaque de requin, quand bien même on se promènerait avec du bacon noué autour des chevilles (mmmh… bacon noué…) . À la fin, t’en arrives à te dire que c’est presque des bestioles amicales et tu veux courir à MarineLand faire flique-flaque avec eux. C’est beau.

Je ne sais pas trop quoi dire du 3D… c’est pas si mal et tu vois évidemment les bêtes bien en relief, mais le plus étrange c’est que c’est le preview de la bande-annonce (« Born to be Wild ») qui m’a vraiment épaté de ce côté-là, plus que le film principal. En plus y’avait la toune toute « world music » de « Ju’like a wavin’ flag, a wavin’ flag, a wavin’ flag ». J’en étais presque à allumer mon cellulaire pendant la bande-annonce.

'taing, 'cong.
‘taing, ‘cong, fada.

En général, un documentaire correct, avec les experts crédibles qui vont bien et des belles prises de vue des fonds marins. J’en ai jamais mangé, mais ça m’a décidé de ne jamais manger de soupe aux ailerons de requin. Par contre, moins crédible que la 3D, le gars en traduction française avec un accent marseillais à couper au couteau qui s’en mêle au 2/3 du film… répétez après moi… « Rheu-quing, Rheu-quing… ». 😀 Pissant.

Cote Alex: 1d6, +20 si vous aimez, genre, ben ben gros les requins.

sQuizz et Zombie Kidz, maintenant que j’y ai bel et bien joué!

Vous vous souviendrez de l’invitation du Scorpion Masqué pour le lancement de ses jeux. Voici l’avis final, que je pourrai probablement intégrer sous peu au classement de fiston!

Une  semaine pour se préparer aux vacances, une semaine au soleil du Texas pour visiter l'Alamo ("Remember the Alamo!"), une semaine pour s'en remettre, c'est assez: on reprend du collier!
Une semaine pour se préparer aux vacances, une semaine au soleil du Texas pour visiter l’Alamo (« Remember the Alamo! »), une semaine pour s’en remettre, c’est assez: on reprend du collier!

Le tout est bien sûr noté sur ce système d’une précision scientifique qu’est la Cote Alex (sur ~30, subjective, bla bla bla…), faites quelques recherches sur ce blog pour en voir d’autres exemples d’application non moins douteuse.

sQuizz

Esprit de Gilles Payer et Double-Défi, est-tu là?
Esprit de Gilles Payer et Double-Défi, est-tu là?

Enfin du « jeu questionnaire » bien fait. Pas facile, les jeux questionnaires: t’as plein de syndrômes communs qui viennent te pourir l’existence: le syndrôme « mon jeu est vieux » où certaines questions concernent l’Union Soviétique (salut « Quelques arpents de pièges »!), le syndrôme « jeu pour tous » où ce qu’il y a « autour » des questions est plus important que les questions elles-même (hello Cranium!), et le syndrôme plus méta-jeu du « bollé » où le p’tit nerd à lunettes (généralement moi) vient gâcher le jeu à tout le monde parce qu’il connaît toutes les réponses.

Comme a dit l’autre, « ne pas savoir la réponse à une question ne veut pas dire que tu n’es pas intelligent; ça veut juste dire que tu sais pas la réponse à cette question ». Même les autres jeu du Scorpion (Switch, C’est pas faux), même bien faits, souffrent de petits défauts: soit ils n’ont rien à voir avec la connaissance elle-même (C’est pas faux), soit on tombe dans le syndrôme « tu sais ou tu sais pas » (Switch).

sQuizz réussit miraculeusement à naviguer la ligne ténue entre tous ces pièges.

Une lutte à finir
Une lutte à finir

Les questions de sQuizz (drôle de nom) sont tellement « larges » qu’il est impossible d’en connaître les réponses précisément: Yoda est-il plus vieux que Noé? Y a-t-il plus de films de James Bond ou de Godzilla? T’as beau être doué, il reste toujours une certaine incertitude. À l’intérieur de l’équipe, une dynamique s’installe… tout le monde fait des « educated guesses » de son mieux, on fait un peu plus confiance à celui qui est doué en cinéma, ou l’autre qui collectionne les timbres, etc.

En plus, et je le tiens de l’éditeur directement, le système de pointage, où chaque joueur/équipe « mise » nombre de points variables à chaque question (de 1 à 8), est génial et permet de garder le suspense jusqu’à la fin. Bravo.

Je vous annonce tout de suite: ça va servir pour mon party de noël de département ce jeu-là! Avertissement aussi à ceux qui voudraient animer leurs party de Noël avec ça: excellente idée, c’est le jeu où tout le monde aura son mot à dire sans que personne ne se sente niaiseux à la fin de la soirée.

Cote Alex: 2d8, -10 si les jeux questionnaires de tout genre vous font chier, +5 si vous avez un petit côté geek, beaucoup des questions s’en approchent, +10 si vous ne les détestez pas tant que ça mais n’aimez pas avoir l’air con devant votre famille.

Zombie Kidz

C’est authentiquement freakant des enfants zombis… tu peux juste pas te résoudre à sortir la batte de cricket…

Deuxième de la cuvée, et dans la grande lignée des jeux pour enfants qui constituent une très grande partie des 18 (!) jeux du Scorpion Masqué, un jeu collaboratif où on court d’un côté à l’autre d’un cimetière pour endiguer une épidémie de Zombis. Je suis juste un peu déçu qu’il n’y aie pas d’enfants zombis dans le jeu…

Déjà, pas de mensonge sur la durée: ça prend ~15 minutes à jouer, et je devine que vous allez faire comme fiston et moi et en enfiler 3 ou 4 d’affilée, c’est irrésistible. Si c’est trop simple les « modes difficiles » sont très facile à exécuter (on retire des zombis de la réserve). Pas de mensonge pour l’âge non plus: fiston de 7 ans a non seulement bien suivi, mais commençait déjà à élaborer des « stratégies gagnantes », faisant des choix difficiles entre régler l’immédiat (la tombe bleue avec 2 zombis dessus), et le long-terme (commencer à cadenasser les portails sinon on gagnera jamais!).

Gérant d’estrade: toute la science infuse, sans l’imputabilité.

Tombons dans le « Game design d’estrades » deux minutes. Si j’était « eux » je publierais une extension (gratuite?) sur le Web, qui rajouterait un tout petit peu de complexité au poutrage de zombis (dés?), et une panoplie d’armes sympathique (le sling-shot! la batte de cricket!). Autre idée, pourquoi pas des plateaux alternatifs à imprimer? Pour très peu d’efforts, le jeu grandirait avec les enfants et charmerait sans nul doute encore plus les plus grands. Le jeu pourrait donc servir d’un genre de « drogue d’entrée » vers du stock plus « Hard » comme Zombicide

Cote Alex: 1d15, +5 si vous avez moins de 10 ans (physiquement ou dans votre tête), +3 si vous trouvez les multiples références sur le plateau et les personnages, -5 si vous n’avez jamais vraiment aimé les jeux coopératifs genre Pandémie, -5 si l’orthographe de « Kidz » vous fait grinçer des dents (comme moi… une chance que j’ai eu un bon jet sur mon score de base! :))

Conclusion

Voilà pour mes opinions des jeux de la cuvée automne 2013 du Scorpion Masqué! Mais n’allez pas croire que c’est tout ce que j’ai retiré… sous peu une petite pièce d’opinion sur mes autres essais/découvertes de la soirée: Wooolf!, Las Vegas, One-Night Werewolf (qui malgré le titre n’est pas un jeu de one-night stand pour personnes poilues) et le Randolph Pub Ludique!