Exalted: The Kickstarter (et autres non-tolkienismes)

Alors première des nouvelles, le Kickstarter de la 3e édition de Exalted est parti, pour le plus grand plaisir des bourrins et des grands.

http://www.kickstarter.com/projects/200664283/deluxe-exalted-3rd-edition

Y’a d’la bonne, et de la mauvaise nouvelle.

Bonne nouvelle #1: Ça arrive. Faut s’entendre, la 2e édition n’était pas un chef-d’oeuvre de clarté et de fluidité de jeu. Pour y avoir joué beaucoup, ça n’enlève rien au setting en lui-même, mais fallait quand même booker dans son agenda solide avant d’amorcer un combat.

Bonne nouvelle #2: Faut pas s’en faire, c’est déjà « fundé », avec quelques heures de faites. Encore un de ces trucs qui va aller chercher le « geek money » qui dort dans nos cartes de débit à puces sans difficulté.

Bonne nouvelle #3: Toujours pas de Rebbecca Borgstrom en vue.

Première mauvaise nouvelle: Non seulement c’est 130$ minimum pour en avoir une copie papier, mais ça ne sera apparemment même pas vendu dans les magasins, juste en Print-on-Demand (PoD) et via le kickstarter.

Deuxième mauvaise nouvelle: Ils ont pas été super inspirés pour le look du/des livres, si vous me demandez. Regardez ce qui suit et dites-moi que ça a pas l’air d’une Caramilk en manque d’être déballée:

C'est laid en tabaslouche.

Mais Exalted, c’est Exalted. Au-delà des tonneaux de dés requis pour correctement mesurer l’ampleur du pouvoir des Exaltés, et de la prose mystifiante de Rebbecca Borgstrom (les Yozis aient son âme), Exalted a apporté quelque chose de vraiment « frais » quand c’est arrivé, et a fait une preuve qui laissait à désirer: qu’on peut faire de la Fantasy sans trop de Tolkien.

Pas que c’est si mauvais que ça le travail du professeur JRR, mais d’aller fouiller dans les contes et légendes asiatiques, dans les épopées de Gilgamesh et les odyssées greacques pour y trouver des héros et des façons de faire que D&D. Des héros moins « occidentaux », des Onis cornus juste à côté de légions quasi-romaines, il n’y avait rien qui avait apporté cette saveur-là de fantasy avant.

Alors je vais me questionner (et questionner mon compte en banque) pour savoir si je Pledge, mais j’y penche sérieusement ne serait-ce que pour tout le bon temps que les auteurs originaux m’ont donné à rouler des tonnes de dés à dix faces.

12 réflexions au sujet de « Exalted: The Kickstarter (et autres non-tolkienismes) »

  1. « Il n’y avait rien qui avait apporté cette saveur-là de fantasy avant. » ?
    Rapide rapide, j’ai au moins Runequest qui me vient a l’esprit…

    s.

    1. J’avoue avoir manqué RuneQuest (ou plutôt n’avoir entendu parler que de ses interminables tables 😉 ). C’est peut-être le côté Manga/Wuxia alors qui m’avait accroché.

      1. Exalted c’est 2001, donc il y a pas mal de trucs avant; pour les plus ancien on a Tékumel (1975), RuneQuest (1978) et Stormbringer (1981), plus récemment on a Pendragon (1985) et L5R (1995) par exemple, ou en français Rêve de Dragon (1985) et Agone (1999). Note que je n’ai mis que quelques titres avec des gammes conséquentes, à l’exception de Tékumel qui n’a pas eu tant de suppléments que ça.

  2. Une chose qui m’étonne un peu, c’est le peu de succès de la gamme Scion. C’est là aussi du WhiteWolf, mais les règles me semblent beaucoup plus claires et directes que celles d’Exalted (1ère et 2ème). Le concept du jeu est certes du style « simple, mais il fallait y penser », dans la mesure où aucun jdr (à ma connaissance) n’avait proposé de jouer des « Percy Jackson », là où d’autres nous avaient jusque là incités à incarner des vampires, des garous, des néphilims ou encore des ambérites. On peut facilement se retrouver dans un univers fantasy (malgré un setting de type contemporain, on peut passer dans divers plans en fonction des desiderata du MJ), on est bien loin du sieur JRR, et on peut avoir des oni cornus aux côtés de légions romaines combattant des pirates vikings semi-géants alliés à des divinités aztèques 😉 Le tout en se référant auX diverseS mythologieS qui ont façonné l’inconscient de l’humanité.

      1. En fait, Armageddon est le livre final de la gamme de « Witchcraft », qui était en soi un espèce de World of Darkness où tout est possible (grâce au Unisystem). J’avais vraiment adore le setting, et le système m’a toujours paru comme solide.

        1. Vraiment? Jamais utilisé le Unisystem, mais de ce que j’en avais lu ça ne m’enchantait pas plus qu’il ne le faut. 🙁 Très « 2d6 pis on verra » (je me comprends).

          C’était drôle par contre Armageddon… des anges, démons, néphilims, atlantes, sorciers, descendants de dieux… All Dressed. 😀

          1. En fait, Witchcraft avait pas mal tout ça, déjà (mais il fallait les suppléments) mais Armageddon fait juste toute crinquer a « 11 ».

    1. Ça m’a l’air solide comme mécanique de résolution, mais j’ai pas eu la chance d’essayer, encore. Je compte un jour me faire un one-shot de Fringe en utilisant le setting de Conspiracy X 2e Edition, qui l’utilise. Mais j’ai au moins un autre projet de one-shot à faire avant.

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