sQuizz et Zombie Kidz, maintenant que j’y ai bel et bien joué!

Vous vous souviendrez de l’invitation du Scorpion Masqué pour le lancement de ses jeux. Voici l’avis final, que je pourrai probablement intégrer sous peu au classement de fiston!

Une  semaine pour se préparer aux vacances, une semaine au soleil du Texas pour visiter l'Alamo ("Remember the Alamo!"), une semaine pour s'en remettre, c'est assez: on reprend du collier!
Une semaine pour se préparer aux vacances, une semaine au soleil du Texas pour visiter l’Alamo (« Remember the Alamo! »), une semaine pour s’en remettre, c’est assez: on reprend du collier!

Le tout est bien sûr noté sur ce système d’une précision scientifique qu’est la Cote Alex (sur ~30, subjective, bla bla bla…), faites quelques recherches sur ce blog pour en voir d’autres exemples d’application non moins douteuse.

sQuizz

Esprit de Gilles Payer et Double-Défi, est-tu là?
Esprit de Gilles Payer et Double-Défi, est-tu là?

Enfin du « jeu questionnaire » bien fait. Pas facile, les jeux questionnaires: t’as plein de syndrômes communs qui viennent te pourir l’existence: le syndrôme « mon jeu est vieux » où certaines questions concernent l’Union Soviétique (salut « Quelques arpents de pièges »!), le syndrôme « jeu pour tous » où ce qu’il y a « autour » des questions est plus important que les questions elles-même (hello Cranium!), et le syndrôme plus méta-jeu du « bollé » où le p’tit nerd à lunettes (généralement moi) vient gâcher le jeu à tout le monde parce qu’il connaît toutes les réponses.

Comme a dit l’autre, « ne pas savoir la réponse à une question ne veut pas dire que tu n’es pas intelligent; ça veut juste dire que tu sais pas la réponse à cette question ». Même les autres jeu du Scorpion (Switch, C’est pas faux), même bien faits, souffrent de petits défauts: soit ils n’ont rien à voir avec la connaissance elle-même (C’est pas faux), soit on tombe dans le syndrôme « tu sais ou tu sais pas » (Switch).

sQuizz réussit miraculeusement à naviguer la ligne ténue entre tous ces pièges.

Une lutte à finir
Une lutte à finir

Les questions de sQuizz (drôle de nom) sont tellement « larges » qu’il est impossible d’en connaître les réponses précisément: Yoda est-il plus vieux que Noé? Y a-t-il plus de films de James Bond ou de Godzilla? T’as beau être doué, il reste toujours une certaine incertitude. À l’intérieur de l’équipe, une dynamique s’installe… tout le monde fait des « educated guesses » de son mieux, on fait un peu plus confiance à celui qui est doué en cinéma, ou l’autre qui collectionne les timbres, etc.

En plus, et je le tiens de l’éditeur directement, le système de pointage, où chaque joueur/équipe « mise » nombre de points variables à chaque question (de 1 à 8), est génial et permet de garder le suspense jusqu’à la fin. Bravo.

Je vous annonce tout de suite: ça va servir pour mon party de noël de département ce jeu-là! Avertissement aussi à ceux qui voudraient animer leurs party de Noël avec ça: excellente idée, c’est le jeu où tout le monde aura son mot à dire sans que personne ne se sente niaiseux à la fin de la soirée.

Cote Alex: 2d8, -10 si les jeux questionnaires de tout genre vous font chier, +5 si vous avez un petit côté geek, beaucoup des questions s’en approchent, +10 si vous ne les détestez pas tant que ça mais n’aimez pas avoir l’air con devant votre famille.

Zombie Kidz

C’est authentiquement freakant des enfants zombis… tu peux juste pas te résoudre à sortir la batte de cricket…

Deuxième de la cuvée, et dans la grande lignée des jeux pour enfants qui constituent une très grande partie des 18 (!) jeux du Scorpion Masqué, un jeu collaboratif où on court d’un côté à l’autre d’un cimetière pour endiguer une épidémie de Zombis. Je suis juste un peu déçu qu’il n’y aie pas d’enfants zombis dans le jeu…

Déjà, pas de mensonge sur la durée: ça prend ~15 minutes à jouer, et je devine que vous allez faire comme fiston et moi et en enfiler 3 ou 4 d’affilée, c’est irrésistible. Si c’est trop simple les « modes difficiles » sont très facile à exécuter (on retire des zombis de la réserve). Pas de mensonge pour l’âge non plus: fiston de 7 ans a non seulement bien suivi, mais commençait déjà à élaborer des « stratégies gagnantes », faisant des choix difficiles entre régler l’immédiat (la tombe bleue avec 2 zombis dessus), et le long-terme (commencer à cadenasser les portails sinon on gagnera jamais!).

Gérant d’estrade: toute la science infuse, sans l’imputabilité.

Tombons dans le « Game design d’estrades » deux minutes. Si j’était « eux » je publierais une extension (gratuite?) sur le Web, qui rajouterait un tout petit peu de complexité au poutrage de zombis (dés?), et une panoplie d’armes sympathique (le sling-shot! la batte de cricket!). Autre idée, pourquoi pas des plateaux alternatifs à imprimer? Pour très peu d’efforts, le jeu grandirait avec les enfants et charmerait sans nul doute encore plus les plus grands. Le jeu pourrait donc servir d’un genre de « drogue d’entrée » vers du stock plus « Hard » comme Zombicide

Cote Alex: 1d15, +5 si vous avez moins de 10 ans (physiquement ou dans votre tête), +3 si vous trouvez les multiples références sur le plateau et les personnages, -5 si vous n’avez jamais vraiment aimé les jeux coopératifs genre Pandémie, -5 si l’orthographe de « Kidz » vous fait grinçer des dents (comme moi… une chance que j’ai eu un bon jet sur mon score de base! :))

Conclusion

Voilà pour mes opinions des jeux de la cuvée automne 2013 du Scorpion Masqué! Mais n’allez pas croire que c’est tout ce que j’ai retiré… sous peu une petite pièce d’opinion sur mes autres essais/découvertes de la soirée: Wooolf!, Las Vegas, One-Night Werewolf (qui malgré le titre n’est pas un jeu de one-night stand pour personnes poilues) et le Randolph Pub Ludique!

Invitation à un lancement.

Le 7 novembre 2013 à 19h, au  Randolph Pub Ludique (sur St-Denis entre les métros Berri-UQÀM et Sherbrooke), aura lieu le lancement/party annuel du Scorpion Masqué, ce cher éditeur local responsable de quelques jeux fort sympas (Note: il en manque tout plein dans l’article).

On m’a confié l’honneur d’y inviter  tout spécialement les lecteurs de mon blog, tâche dont je m’acquitte à l’instant. Je compte bien moi-même être de la partie!

Donc, si j’ai bien suivi, seront lancés à cette occasion, de la main du Scorpion Lemay lui-même, deux nouveaux jeux:

sQuizz

J’ignore si le nom est un jeu de mot sur « squeeze » ou quelque autre jeu de mot salace, mais je reconnais d’avance la « plume » de mon ami: c’est un jeu questionnaire bien de base, avec une couche supplémentaire ajoutée, comme quoi on mise sur ses réponses à des questions vaguement floues.

Anecdote inutile: j’ai toujours voulu jouer à « Quelques arpents de piège » avec un jeu de 1974, et ce que j’appelle une « clause canasson », i.e. sur une question méga-étrange et désuète, tu peux parier pour avoir les points quand même que les autres joueurs ne connaissent pas plus la réponse que toi, en contrepartie d’une sale pénalité si l’un d’eux la connaît bel est bien!

J’ai eu la chance (je crois) d’être questionné durant la conception de ce jeu sur une question précise, et je crois qu’il y aura un biais bien geek à savourer.

Zombie Kidz

Celui-là m’intrigue; À part l’orthographe de Kidz, que je suppose bien nécessaire pour des raisons marketing (Ça devait mieux sonner que « Zombiez Junior »), beaucoup de choses m’attirent dans ce jeu: jeu familial, thème sympathique, coopératif, pas trop long.

À priori, pas de poutrage de zombie à coup de scie à chaîne, mais un jeu qui va miser sur la capacité de fiston de prévoir les coups pour se retrouver « au bon endroit au bon moment » afin d’éviter une défaite collective. Un genre de « Arkham Horror very light« . Une fois n’est pas coutume, c’est bizarre j’aurais peut-être bien imaginé un jet de dé pour zapper du zombie, mais on va attendre d’avoir les mains dessus pour se faire une vraie idée du truc.  Monsieur Z va adorer j’en suis sûr (et vous pouvez gager que je vais questionner au moins un peu sur le « 7 ans et plus » 😉 )

Aux dernières nouvelles, Wil Wheaton, Joss Whedon et George Lucas auraient tous trois  confirmé leur présence. Je sais, je sais… quand vous avez lu « George Lucas » vous vous êtes dits « ah non, pas lui! », mais il faudra vous y faire. C’est un rendez-vous.