Small World Reboot !

Coup de Théâtre !

Alors que la campagne Small world 2 de Days of Wonder avait atteins les 100 000$ et semblait bien partit pour finir à 300 000, une update est tombée : le projet vas être intégralement rebooté en mars.

Le but étant de se concentrer sur le financement d’une version Android et Steam et de trouver une façon plus simple de proposer la « Designer Edition ».

http://www.kickstarter.com/projects/daysofwonder/small-world-2/posts/391949

Comment geekifier vos collègues de travail (1ère Partie)

Sournoisement, voilà comment.

Vous êtes un geek fini: Vous savez non seulement que le vaisseau de Boba Fett s’appellait Slave I, mais en plus que c’était un modèle Firespray-31. Vous savez aussi exactement ce qu’est que la « Picard Manoeuver ». Les jeux vidéos sont un mode de vie, et vous jouez couramment à des jeux de société (ou pire: des jeux de rôles). Bref, un vrai nerd.

Mais c’est pas si mal d’être geek au fond! C’est aussi payant « d’évangéliser » prudemment et discrètement, pour finir mine de rien par convertir et corrompre vos collègues de travail amateurs de char et d’Occupation Double. Ça rend les relations professionnelles plus cordiales, et qui sait? Peut-être même des collègues de jeu à terme. Après tout, c’est tellement difficile de trouver 7 joueur pour Diplomacy…

NDLR: Si vous êtes déjà concepteurs de jeux vidéos, traducteurs de règles, motion designers de kickstarter et autres éditeurs de jeux de société, tant mieux pour vous, gardez ces conseils pour votre banquier.

Premièrement: oubliez le « Geek Pride ». On part du concept où les gens ne sont pas convaincus qu’être geek est mieux qu’avoir la syphillis. Faut y aller doucement. La belle carte à jouer est la « fierté gênée », dans le style « bah, être geek c’est cool, tu comprends Charles Tisseyres quand il parle ». L’ironie et l’auto-dérision sont vos armes secrètes, et si vous avez un sens de l’humour aïguisé, allez-y à fond.

Deuxièmement, douuuuuuucement. Pas au début. Graduellement. Vous avez tout votre temps, comme dirait Fardoche « la pire chose gars c’est d’effaroucher la jument ». Lundi déclamer son amour de la science-fiction hard (ou soft), mardi débattre que Game of Thrones était meilleur en livre, mercredi reprendre quelqu’un sur le Boson de Higgs, et jeudi ça va mal regarder vous trouver des compagnons de lunch. Personne est pressé, vraiment. Comme « rule of thumb », je dirais « un pièce de geek trivia par semaine, par personne » (et évitez comme la peste  les « coming out nerdesques » devant un groupe… ).

Troisièmement, mettez donc les côtés cool de l’avant. C’est tellement plus facile qu’il n’en paraît; faites le lien avec des sujets d’intéret général. Vous êtes tannés de faire rire tout le temps des mêmes affaires? Y’a une raison pour ça, le reste de la planète aussi. Si vous faites une partie de jeux de rôles dans un contexte historique, mentionnez « casual » que vous avez vécu l’accession au trône de Louis XIII la veille, c’est toujours plus intéressant que de dire que votre barbare a pogné son 4e niveau. Si vous êtes en science fiction, mentionnez à quel point Star Trek avait prédit le smartphone il y a 50 ans, mais l’avait placé genre siècle trop tard (voir « auto-dérision » ci-dessus). Sujets à proscrire: le fantasy, la magie, donjon et dragons(la marque, spécifiquement), tout ce qui touche les épées, et surtout les costumes. Du moins pas au début.

Quartrièmement: pas de détails. Jamais de détails. Justement on parlait du 4e niveau du barbare, c’est trop précis. Ne parlez jamais de votre personnage, d’un point de règle ou d’un épisode de série télé précis. Prenez la même règle que pour les communications à l’exécutif des compagnies: si t’as pas pogné l’expression « attention intéressée » en ~15 secondes, y’est trop tard, BAT EN RETRAITE, tu pourras vaincre un autre jour.

Cinquième et dernièrement: pas obligé de rappeler à tout le monde que vous êtes plus brillants qu’eux. Même si vous ne l’êtes pas, ça compte pareil, au cas où vous le penseriez. On s’entend, entre collectionner les souliers de sport versus une saine passion pour l’astronomie, l’un des deux a plus de chance de muscler le cortex (et de mener à une perte tardive de virginité). Certains d’entre nous ont même des jobs qui font chier tout le monde: le geek ci-dessous a envoyé un robot sur Mars prendre des photos (maudit chanceux), c’est pas super bon pour la santé d’emmener le sujet sur la table (voir « battre en retraite » ci-dessus). D’expérience, ne parlez jamais salaire. Slackez aussi sur les références cryptiques (principalement sur les T-Shirts), c’est ce département-ci que ça aide pas (gardez-les pour vos gaming nights)

Bref, en souhaitant que ça aide, si vous vouliez être aidés. Rendez-vous pour la seconde partie, où figurera un plan de domination planétaire complet, par étapes. Indice: le premier objectif implique des jeux de société sur l’heure du midi.

FTL ou « te souviens-tu de la fois où… »

Un peu d’histoire d’abord. Ça commence pas mal avec un jeu qui s’appelle « Rogue », vaguement inspiré de Donjons et Dragons (un peu avant la boîte rouge). Le but de la chose est de faire avancer à travers donjons et monstres tout d’ASCII faits son petit bonhomme (un « @ ») jusqu’à ce qu’il meure, la victoire étant très lointaine et improbable. Très drôle. Ah, oui, j’oubliais: il n’y a pas de « save », du moins pas de « load »: quand t’es mort, t’es mort, faut recommencer du début.

Rogue, ou comment faire très mal à un @

Depuis, ça a fait école comme on dit, donnant même au genre le nom de « roguelike ». Il y a eu Hack, puis Nethack, Desktop Dungeons, Baroque, une tonne d’autres et ce que je qualifierais « d’ultime descendant spirituel », Demon’s Souls. Si vous n’avez jamais essayé l’un de ces jeux, allez vous casser la gueule un peu et revenez, vous verrez ça fait du bien.

Retour Vers le Futur, il y a aujourd’hui FTL (Faster than Light).

Tout ça commence avec un projet Kickstarter (eh, oui, encore lui!) par deux étudiants chinois. Version courte: ils ont largement eu leur argent, et l’ont publié sur Steam après.

L’histoire est simple, et c’est toujours la même. Vous commandez un vaisseau de cadets fuyant les Rebelles afin de joindre le reste de la flotte de la Fédération pour leur porter les informations vitales qui pourraient permettre de gagner la guerre. Et là tu meurs. Ça peut prendre entre 5 minutes et 5 heures.

Les fans de X-wing seront contents d’apprendre qu’on doit gérer l’énergie entre les systèmes, les fans de Baldur’s Gate de savoir qu’on peut faire « Pause » à tout moment, les sadiques seront heureux de suffoquer les adversaires en ouvrant les sas, il y a quelque chose pour tout le monde! L’histoire étant différente à chaque fois (il y a un bon nombre d’événements aléatoires), c’est surtout l’effet « Ah, je me souviens de la fois où… » qui en fait un jeu intéressant et ajoute une rejouabilité essentielle à un jeu qui est un éternel recommencement. Ci-dessous quelques « fois où », et je vous épargne la fois d’hier où un adversaire a désactivé mon générateur d’oxygène…

FTL c’est comme: Essayer aléatoirement toutes les sortes de crème glacée dans un magasin par une chaude journée d’été pour trouver ta préférée. Tu vas pas réussir du premier coup, c’est un peu frustrant à la rigueur, mais au final c’est vraiment agréable. Si tu t’écoeures, tu recommences juste le lendemain.

La Soirée du Dreadball à Holo-Canada

HIer soir, trois gameurs poilus et invétérés aux crocs allongés et deux vertes recrues innocentes des joies du gaming se sont retouvés chez moi pour genre de « tournoi d’introduction » à Dreadball.

« Dreadball? », dites-vous d’un air dubitatif, bien conscient que j’allais inévitablement vous faire l’explication de toute manière? « Bien sûr, Dreadball… le jeu de ligue sportive futuriste et violente! », rétorquai-je d’un même souffle. C’est celui qui a fait l’objet d’une campagne assez réussie de Kickstarter à l’automne dernier, leur but assumé mais pas avoué étant d’aller chercher l’argent de tous les fans de Blood Bowl frustrés de voir leur jeu préféré « manquer d’amour » de Games Workshop dans les dernières années.

Dreadball

À la suite de quelques parties, quelques constats s’imposent à propos de ce « new kid on the block » qu’est DB.

Premier constat: le jeu n’est pas encore tout à fait au point. Il livre allègrement la marchandise sur certaines promesses:

  • Le temps de jeu qui se tient autour d’1h-1h15 une fois habitué (quoiqu’en dise Manu),
  • Les règles sont assez consistantes et simples: la formule des jets est toujours la même, et même la formule pour les blessures et pénalités est bien ficelée.
  • Les figurines et le jeu ont de la classe une fois sur la table, et les équipes sont variées autant dans leurs statistiques que dans leurs façons de jouer.

… mais arrive un peu « short » sur d’autres promesses importantes:

  • L’offensive est largement prédominante par rapport à la défensive. Monter un jeu offensif efficace pour aller scorer est satisfaisant, mais bien positionner une défensive l’est beaucoup moins, les choix sont moins tactiques.
  • Ce n’était pas criant hier, mais les équipes ne sont pas tout à fait balancées jusqu’à présent: les équipes de la Corporation et des Veer-Myn (hommes-rats) ont un avantage en étant très offensives et capable de marquer en un seul tour assez facilement.
  • Certaines règles sont vraiment juste stupides et devront être révisées ASAP (ou « house-ruled »)… oui,oui, c’est toi que je regarde, règle qui fait qu’un Jack oublié sur la ligne de mêlée te fait perdre un tour automatiquement.
  • Beaucoup de morts, peu de revenus (et des revenus très aléatoires). À la longues certaines équipes vont être vraiment décimées, et pas sûr que ce soit hilarant.

Second constat, l’apprentissage: Il s’apprend très bien et vite au niveau des règles, mais une certaine « vétérance » avec les jeux de plateau (idéalement du style de Blood Bowl) est requise pour vraiment embarquer de plain pied dedans. Des trois « amateurs » à qui j’ai montré le jeu (certains étant quand même des boardgamers aguerris), la question qui illustre tout ça étant « Bon, je fais quoi, moi? » au début d’un tour.

.Les « pros », eux, les poilus du Blood Bowl, n’avaient aucun mal à échafauder leurs plans.

Conclusion de tout ça? Je suis toujours convaincu que le jeu a du potentiel, et même du potentiel à long terme, mais pour ça il faudra au moins une ou deux « réécritures sérieuses » des règles pour re-balancer et ajouter des options tactiques défensives, sans pour autant briser et complexifier le jeu, ce qui lui ferait perdre tout son attrait. Pas facile.

Les équipes de Saison 2 (Humaines, Zz’or – insectoïdes, robots transformeurs et Judwans – qui n’ont que des Strikers) sont dûes d’ici juin, et forcément avec une mise à jour des règles. On pourra alors voir la capacité de Mantic/Jake Thornton (le designer) à s’adapter. S’ils ne s’adaptent pas, il est intéressant de noter que les semailles d’une communauté assez vivante semblent avoir été semées avec les 2500 « backers » du Kickstarter, alors rien n’empêcherait les choses d’évoluer tout de même. Qui vivra verra!

Une Campagne Kickstarter pour Small World 2

1ere campagne Kickstarter pour Days of wonder, il s’agit de financer une nouvelle version Tablette (IPad dans un 1er temps puis android et kindle fire grâce a un stretch goal) de Small World.

Au passage on peu rafler des figurines resine 100mm. des version « designer » du jeu et pleins de goodies. Les 2 plus gros backers auront même droit à des plateaux en résine sur-dimensionnés !

Le départ de la campagne à été fulgurant (50 000$ en 3 jours) malgré quelques ratés qui ont déplus a la communauté internet (pas de shipping hors des US, flou sur ce qu’est la « designer Edition », inconnu sur la dispo d’une version android…)

Tous ces points ont étés réglés lors d’une update aujourd’hui et on a droit a un nouveau saut dans le financement de la campagne.

Au passage c’est aussi une occasion de vous faire découvrir une facette de mon travail puisque j’ai réalisé la vidéo de présentation de ce projet (réalisation, cadrage, montage, motion design…). Le sound design/musique/mixage ont été pris en charge chez BAM Prod Montréal et le cadrage des plans de l’équipe Parisienne a été fait par Mr Phal de Tric Trac.

Manuel