Un Geek à la Spartan Race!

Je m’y suis inscris dans un moment de vulnérabilité: j’avais atteint mon objectif de l’année pour la course à pied, et j’avais peur que les lois universelles de la gravité et de l’inertie me reconduisent directement sur le sofa, à souffler comme un bon dès qu’il fallait atTrapper un autobus. J’ai donc signé pour la Spartan Race, et pas la version « sprint » (plus courte), non môôssieur, c’est la version « Super » qu’il me fallait et rien de moins! Je m’étais fixé un seul objectif: arriver à la fin du parcours sans abandonner, quand bien même j’arriverais dernier, mais était-ce vraiment réaliste?
L’entraînement.
J’étais « couch potato » (ou « geek de salon ») y’a ~1 an, et j’ai mis environ 450 km courus pendant cette année, ainsi que 6 semaines « plus intense » de gym, sans trop savoir si ce serait assez. Tu essaie de trouver un peu d’information sur le web à savoir à quel niveau il faut être en forme, mais y’a pas vraiment de comparatifs C’est un peu le pourquoi de cet article d’ailleurs, comme quoi quelqu’un pourra se dire « bah, je suis plus|moins en forme qu’un geek mi-trentenaire » pour y répondre.

Bon, ça ressemble à quoi cette fameuse Spartan Race?
Déjà, c’est une course de 13km en montagne avec une vingtaine d’obstacles,  pour vous dire on a monté (et forcément redescendu) à peu près deux fois le Mont Tremblant soit 875m. Les obstacles sont variés et changent d’une course à l’autre: monter une corde de 20 pieds de haut jusqu’au bout, ramper sous des barbelés, porter une pierre de 40-50 lbs sur une vingaine de mètres, j’en passe et des meilleures. Faites un tour sur Youtube avec « Spartan Race » et vous allez vous faire une bonne idée de quoi ça a l’air; le trip c’est d’avoir de la boue jusqu’aux yeux, quelques éraflures pour faire viril, et des douleurs aux cuisses pour quelques jours.
À savoir, chaque obstacle non-réussi (tu as un seul essai) te vaut 30 burpees de pénalité. C’est quoi un burpee? C’est un exercice de « cross-fit » universellement détesté à la fois parce que très demandant et surtout ennuyant à mort à faire.

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Grosso modo et de mémoire l, voici le trajet qu’ils nous ont fait faire sur le versant Nord de Tremblant (875m de haut, 2870 pieds pour les impériaux). En rouge le trajet, et les points bleus c’est où je me souviens qu’il y aie eu des obstacles.

Équipé pour veiller tard
À n’absolument pas passer sous silence, l’importance d’arriver bien équipé à la course: habillé TRÈS léger (shorts, voire boxers seulement!), pas de coton juste du synthétique (parce que très lourd lorsque trempé), et le meilleur 10$ que j’aie jamais investi: des gants de jardinage légers pour mieux agripper les cordes et autres trucs comme ça. Ça reste une sacrée « gimmick » ces courses-là… tu payes pour t’inscrire, tu payes pour le stationnement, tu payes pour le « drop bag » de tes effets personnels, et en plus si tu vas pas te chercher un minimum de shorts, gants, souliers tu vas la trouver difficile. Ils te vendent des impressions des photos après, des shakes et des massages à l’arrivée… D’un autre côté pour ceux qui crient au racket: si c’était vraiment trop cher, les courses ne serait pas à pleine capacité la majeure partie du temps!

So… facque t’as réussi ou pas?
J’ai finalement fini par finir la course en 5 heures 22 minutes. Ça représente le 2251e temps sur 2373 participants ayant terminé la course (79 ne l’ont pas fini), mais vous comprendrez que j’ai ZÉRO complexe avec ça: comme on dit ça reste un meilleur temps que tous ceux qui ne se sont jamais inscrits! Aussi, je veux rien enlever aux autres coureurs, mais puisqu’il y a personne qui compte vraiment les burpees de pénalités, beaucoup de gens se tannent et font « bon, c’est assez » au bout d’une quinzaine et continuent. Moi, j’ai décidé que si j’étais pas pour faire un temps record, au moins je « couperais pas les coins ronds », et j’ai fait TOUS mes burpees de pénalité… les 150 (c’est « cent-cinquante » ça les amis, merci beaucoup.) (En passsant cent-cinquante prend un trait d’union depuis la nouvelle ortographe. Ah bon.- NDLA).

OK… mais t’as aimé ça? Est-ce que c’est une bonne idée? Est-ce que c’est l’fun?
Honnêtement, les obstacles, l’ambiance, et surtout la présence des collègues de travail étaient très cools, mais le parcours lui-même était un peu « bullshit »: un moment donné monter pour monter ça perd son charme. Chacun son truc, mais c’était tellement des montées abruptes qu’à partir de 10 minutes dans la course, plus vraiment personne ne courait, tout le monde marchait plus ou moins en file indienne et prenait des breaks une fois de temps en temps quand les jambes ne suivaient plus, dans un remake d’un film de déportation triste des années ’50. Parlez-moi plus d’un « Spartan Hike ». J’aurais pris beaucoup plus un 10KM « monts et vallées, style sentier » où quelqu’un d’un minimum en forme aurait pu courir pour vrai du début à la fin, mais on verra.

Ce sera pour la prochaine course à obstacle, car je referai ça un moment donné, peut-être pas une « Spartam » (TM). Pour l’instant c’est « Been there, done that, got the t-shirt pis la médaille », et j’en suis très fier (et très raqué).

C’est quoi l’affaire que tout le monde crie toujours comme des sauvages là, déjà?… euh..ARREEEUUU…non… ah, oui… AROOOOOO!!!

INS/MV: une expérience de jeu de rôle « live/grandeur nature » de mon crû

Ça fait quelques années que j’avais quelque chose dans le système qui ne voulait pas me sortir de la tête. À part le fun implicite de se prendre pour un autre et de faire de l’improvisation sur un thème bizarre (vraiment cool), j’ai approché ça comme une expérience. J’ai profité de mon anniversaire pour « guilt-tripper » des amis à participer à un flashback des années ’90-2000: le LARP.

Hypothèses et prémisses

  • Avouez que ça a quand même de la gueule comme building.

    Préparation minimale pour le maître de jeu : Même si ça donne des résultats super cools, ça ne me tentait pas dutout de faire des « soirées props » où tu fais tes accessoires, courir au 4 coins de Montréal louer des salles (genre le Temple Maçonnique).

  • Préparation minimale pour les joueurs: ça c’est crassement pour avoir plus de monde, mais aussi pour éviter d’avoir des costumes trop « criants ». Ça suggère aussi fortement un univers moderne.
  • Un seul figurant (moi): Ça avait deux objectifs: 1) Je ne voulais pas gérer la création/coordination des personnages non-joueurs (PNJ), et 2) ça me mettait une contrainte au scénario que je trouvais sympathique.
  • Un système de jeu très « light », très « freeform », qui tient idéalement sur une seule page et qui ne demande pas de règles complexes, pour que le système ne soit pas le focus de l’événement.

Das Experiment

Alors j’ai organisé quelque chose: une partie très courte (~2h), un samedi soir. Pour ceux qui n’ont pas été invités, ne soyez pas insultés: J’avais délibérément choisi des équipes de très petites tailles (2×4 joueurs, une équipe d’Anges et une de Démons), quitte à remettre ça un moment donné, je ne pouvais pas accommoder raisonnablement plus. Malheureusement pas de photos, on avait pas assez de « staff » pour ça 🙁

L’Univers et les personnages

J’ai choisi l’Univers d’In Nomine Satanis/Magna Veritas (le jeu de rôles franchouillard iconoclaste) pour la facilité de l’implanter dans contexte moderne, mais aussi pour le concept où les âmes éternelles des Anges et Démons se « superposent » sur les corps humains de mes joueurs, ce qui évite beaucoup de mal dans la définition des personnages.

Voici un exemple de personnage, incluant l’introduction à l’univers de jeu.

Le scénario et les enveloppes

Mon scénario était simple: deux équipes envoyées à la chasse d’un Démon et d’un Artefact important, et qui devaient empêcher un Rituel avant la fin de la partie. J’ai aussi préparé des enveloppes avec des conditions écrites dessus (Ex: « Quand tu entends le nom d’Abraxas pour la première fois »), qui contenaient des informations supplémentaires, histoire de faire avancer le scénario sans que je sois présent.

Mon fichier pour les « enveloppes de scénario »

J’ai eu diverses « scènes », dont deux scènes de briefing (au McDonald’s pour les Démons, évidemment), une scène de hacking, une scène de filature/poursuite/interrogation et une scène de combat final.

Le système

Le système était très « light », baptisé « WHAM! BLAM!« , et se veut un genre de « théâtre en temps réel » avec des effets concrets non-numériques (voir le document). Je visais définitivement le côté « cinématique ».

Voici le lien vers le système de jeu (à la fois combat physique et autres effets)

Vu l’humour douteux d’INS/MV, il était facile de faire une référence bizarre à Joël Legendre (!) pour l’utilisation des pouvoirs mentaux: il suffisait d’insérer le nom dans la conversation pour indiquer aux autres joueurs que l’effet utilisé était surnaturel (« Joël Legendre me dit si tu es maléfique »).

Résultat

Alors, comment ça s’est passé? Somme toute: pas si  pire.

Ce qui a plus ou moins bien marché:

  • Le scénario. La scène finale (une scène de rituel satanique dans mon arrière-cour) était chaotique à souhait, principalement à cause de « trous » laissés dans mon scénario. Difficile à conduire, et pas super passionnant comme histoire au final.
  • Un seul joueur de PNJ: Beaucoup trop limitatif. Ça m’a donné au final 3 figurants (dont 2 étaient secrètement la même personne), mais ça voulait dire toutes sortes de cabrioles pour être au bon endroit au bon moment.
  • Faisait quand même frette… une chance que c’était pas plus de 2h, parce que sous zéro, on se gelait bien les angelots quand même.

Ce qui a mieux marché

  • L’ambiance et le jeu en général: j’en met au moins une partie sur le dos de l’infinie bonne volonté de mes amis, mais ça s’est super bien passé: les gens étaient dans leur rôle, bien costumés (i.e. relativement subtil mais « en personnage »), les sourires étaient au rendez-vous et personne ne s’est trop plaint du scénario bancal une fois rendu à la bière. J’ai même des propositions malsaines de remettre ça avant longtemps…
  • Les enveloppes: Surprenant comme mécanisme… simple, et très efficace parce que non seulement tu apportes de l’information pendant le jeu, mais ; un joueur qui lira « Ouvrir quand vous défendrez quelqu’un » sera porté à inclure ce comportement dans son jeu, ce qui sert aussi d’outil de développement de personnage!
  • Le système de jeu: Rien n’est parfait (la dernière scène était un peu un capharnaüm), mais le système était assez fluide et pas trop casse-tête. J’ai vu « Joël Legendre » fonctionner à merveille dans quelques situations, et même le combat physique, une fois les gens un peu plus habitués, pourrait être très utilisable.

Notes rigolotes finales

Au final, j’ai eu une tonne de plaisir à faire. Déjà, l’univers est très drôle et j’ai eu des Démons qui enlevaient leurs chaussures pour entrer par effraction chez quelqu’un, des Anges qui respectaient les « Don’t Walk », et un artefact religieux du Christ protégé par des crottes de chien. Hilarant, je veux remettre ça quand il fera plus chaud, et avec l’aide de certains collaborateurs pour une partie plus « riche » en PNJ et en scénario!

Mangez des Kiwis!

Geek Hockey…. c’est parti!

Non, même sur un blog de geek vous échapperez pas au début de notre glorieux sport national. Après tout, j’avais dit que je chercherais la première occasion d’utiliser la catégorie « Sports » (elles ne seront pas légion). Donc, un article sur le hockey sans la moindre vraie référence réelle au fait de jouer le sport lui-même, c’est promis.

Déjà, parlons bagarre. Suis-je le seul à me dire que plutôt que de laisser tomber les gants, les joueurs devraient carrément les garder? Même les boxeurs ont des gants, quand même… Tu gardes le bout où la foule gueule en malade, et tu évites celui où tout le monde reste en silence sur son banc, gêné d’avoir été en train de gueuler une minute avant. Télécino:

Il se pourrait que l’acquisition d’un dur à cuire moustachu de la Floride et d’un suédois de verre ne suffise pas pour la Coupe cette année. Il se pourrait aussi que Travis Moen lâche les gants une fois ou deux cette année. Il se pourrait même que Daniel Brière joue les 82 matches en entier sans se blesser!

Au moins, on est partis pour 82 matches de PK qui étampe des gens divers et variés dans la bande, avec une moyenne au bâton de 0.766 (et le reste dans la bande)

Geeks, unissons-nous! Profitons de la saison pour tout faire sauf écouter le hockey!

  • Profitons de la diffusion des matches sur CBC le samedi soir pour écouter les commentateurs détestant le CH se réjouir du moindre tir au but de Toronto.
  • Profitons des matches non-diffusés pour écouter les matches à la radio en jouant à Dreadball, bien sûr avec des équipes aux noms outrageusement inspirés des Bruins et de Buffalo.
  • Profitons de la pause des olympiques pour regarder les équipes européenes gagner au points mais perdre aux poings contre l’Amérique du Nord.
  • Profitons des choses houblonnées (La Boréale IPA est particulièrement charmante). Souvenez-vous: Une bière par période (overtime compris).

Mais surtout, espérons pour notre Sainte Flanelle. Au nom de Pacioretty, de Francis et du St-Eller, Amen.

J’ai réussi! 10km en moins de 60 minutes! YEAH!

C’était mon objectif de l’année, et je l’ai atteint hier soir, preuve à l’appui (vous savez tous qu’on ne falsifie pas ça, un screenshot iPhone). J’avais même 3 minutes de « spare »!

Vous remarquerez que même mon iPhone n'avait plus d'énergie à la fin.
Vous remarquerez que même mon iPhone n’avait plus d’énergie à la fin.

Pour le côté « inspiration » de l’histoire, je dois vous rappeller que je suis un geek-nerd-tronche très sédentaire, qui s’est mis à la course par pur dépit quelque part en juin. Si je peux le faire, vous aussi c’est sûr. J’ai maintenu à peu près 3 fois/semaine (44 sorties en 15 semaines), et j’ai graduellement augmenté la distance moyenne parcourue au fil des mois…

Distance moyenne au fil des mois, sur 44 sorties.
Distance moyenne au fil des mois, sur 44 sorties, composée de 1,2,3,4,5,5.5,6,7,8,8.5 et enfin 10km!

… tout en diminuant le temps que ça me prend pour le faire (en « Cadence » ou « pace », soit en minutes/kilomètre):

Cadence moyenne, descendue puis maintenue sous 6 minutes.
Cadence moyenne, descendue puis maintenue sous les 6 minutes/km qui représentaient mon objectif.

… jusqu’à atteindre mon objectif, en plein dans les délais fixés. J’en suis très fier. Peu de choses peuvent traduire ma joie, sauf peut-être le GIF suivant.

http://www.gif-king.com/files/uSers/2df73288c3d07d046633616665504ed4.gif

J’aimerais remercier l’app Runtastic sur iPhone, ma femme, The Black Keys et ma paire de running shoes sans lesquels rien de cela n’aurait été possible. Je ne sais pas ce que je vais viser ensuite, mais chose certaine je ne viserai pas les longues distances: 1heure à courir, ça vient plate en sacrament à la longue…

Laisse bé-ton.

J’aime bien les gens qui me disent de ne pas trop m’en faire. Quand tu commences à courir, y’en a toujours un pour te parler de supination et d’à quel point tu peux te scrapper les genoux pour la vie en courant (ce qui est probablement vrai), voici un article sympathique pour ceux qui angoissent à l’idée de commencer à faire de l’exercice…

http://www.fitocracy.com/knowledge/what-you-need-to-start-running/