Locke & Key: J’ai pas de traduction pour « coming of age »

C'est rare que vous les verrez les 6 tous ensemble tellement on me les emprunte!
C’est rare que vous les verrez les 6 tous ensemble tellement on me les emprunte!

Je déteste les séries qui n’en finissent pas tout autant les séries télé que les séries de romans ou de « graphic novels ». J’aime quand les choses ont un début, un milieu, une fin et surtout quand il ne reste pas une tonne de « loose ends » et de mystères à la fin.

J’ai donc failli ne pas prendre « Locke & Key » quand il est sorti, et c’est bien parce que le gars du magasin m’a menti éhontément que j’ai commencé à le lire (il m’avait dit « c’est self-contained ». Bull.) Une maudite chance que c’est une excellente série sinon je n’aurais jamais pardonné au commis de m’avoir fait endurer l’attente du prochain tome pendant 5 fricking années.

Les enfants Locke: Bode, Kinsey et Tyler. Full adolescents et/ou cutement enfant.

Locke&Key, donc, est une BD suivant les aventrures de famille Locke, les enfants surtout, aux prises avec un Mal extraordinaire dans la charmante ville de Lovecraft, Massachussetts. Oui, il y a plein de référence à Lovecraft (l’écrivain), même si ce n’est d’aucune façon une histoire Chtulhienne ou même en lien avec l’oeuvre du célèbre auteur. Au fil de l’histoire, qui s’explore sur 6 tomes « hardcover » colligeant 6 « mensuels » chacun, on remonte de la guerre de sécession américaine à aujour’hui, dans une ambiance un peu étouffante avec des gens pas tout à fait bien dans leur peau, mais qui se tiennent d’une façon touchante contrastant tout à fait avec le désespoir ambiant qui devrait régner.

Les dessins sont magnifiques… et parfois des clins d’oeil futés à certains thèmes récurrents… dont Shakespeare…

Pas pour des enfants: c’est sanglant, très sanglant… d’abord, ça commence sur un meutre sordide, qui est le coup d’envoi pour toute l’histoire, et personne n’est vraiment assuré de survivre au dernier tome. Il y a des démons, des esprits, et… des clés. Plein de clés merveilleuses. Je ne dévoile pas grand’chose en disant que leur maison (« the Keyhouse ») regorge de clés toutes plus fantastiques les unes que les autres; par exemple, l’une des clés les moins surprenant est la « Angel Key », qui permet de voler avec de belles grandes ailes blanches. Découvrir à chaque tome les nouvelles clés et leur implication profonde sur l’histoire est un délice, et ce sont véritablement les aiguilles qui tissent la toile de l’histoire.

À se demander quel est vraiment le sujet de la série, on finit par aboutir à la conclusion que c’est à propos du passage à l’âge adulte, de la famille, et d’à quel point être adolescent c’est un âge de merde. C’est une histoire puissante, que je vous recommande chaudement, Les droits pour une série télé ont été acquis et un pilote bien reçu à un ComiCon en 2011 mais ne semble pas partie pour être diffusée avant un film présentement en cours de production. Si l’esprit de la BD se retrouve intacte, ce sera un sacré succès.

Vous pourriez choisir pire que Python pour commencer à programmer

– Toc, toc, toc.
– Qui est là?
– Mon p’tit.
– Mon p’tit qui?
– Mon p’tit Python.
– … ‘est même pas drôle.
– On peut pas tout avoir dans la vie.

Programmer c’est pratique. Pas essentiel dans la vie, mais pratique: on utilise les ordinateurs pour une tonne de choses, il est parfois très intéressant de les utiliser pour résoudre des petits problèmes de la vie de tous les jours, genre « Je veux faire une base de données de résultats de jeux de société » ou « ce serait cool un générateur aléatoire de scénario pour un de mes hobbys« . Ndl’A: Outre la pure hystérie de ma blague d’ouverture, le langage tire réellement son nom du groupe britannique d’humour absurde.

J’ai utilisé quelques langages de programmation au cours de ma vie, mais principalement Java, Perl et PHP. J’en ai tiré beaucoup de bénéfices, mais je cherchais depuis quelques temps un « nouveau défi », une occasion de moderniser mes talents de programmeur du dimanche (je ne prétend à rien de plus!), et je suis tombé sur Python. Quelques observations:

Première observation: le Python se « lit » beaucoup mieux que ces langages, particulièrement le Perl. C’est important pour deux choses: à la fois pour lire ce que les autres ont écrit si on veut utiliser ou déboguer du code de quelqu’un d’autre, mais aussi pour SE relire 2 jours plus tard et comprendre ce qu’on voulait bien vouloir faire avec notre code. Une illustration (vous irez voir le code ci-dessous): Python force l’utilisation de l’indentation pour les « if » et ce genre de structure, ce qui veut dire qu’on peut constater au premier coup d’oeil « qu’est-ce qui est dans le if et qu’est-ce qui ne l’est pas ». Aussi, ne pas se battre pour un « } » oublié: un million de programmeurs soupirent de soulagement.

Deuxième observation:  C’est hyper-versatile et ça fait un peu de tout nativement. Ça fait du parallélisme, des interfaces graphiques, et de la programmation orientée-objet. Il y a tout ce qu’il faut comme types de données, surtout mon p’tit préféré: des « dictionnaires » (un « hash » en Perl). Il y a beaucoup de librairies intéressantes et simples d’utilisation qui sont héritées des langages précédents. C’est utilisé pour le web et pour de la programmation « admin » comme « crazy glue » entre les systèmes (ma spécialité). Bref, il serait suprenant d’avoir à aller voir ailleurs parce que « Python le fait pas » ou « Python le fait pas bien ».

Troisième observation: C’est partout. Il existe des implémentations stables et utilisable de Python sur toutes les plateformes majeures (Windows, OSX et Linux minimalement), et il est très facile de réutiliser le même code Python d’un environnement à l’autre. En plus, vu que c’est plutôt « à la mode », la communauté est très active et pas super chiante avec les débutants. Ceux qui se retiennent pour crier « .Net! » depuis tout à l’heure peuvent arrêter, l’une des tares de cette plateforme à mes yeux étant son Windows-centrisme.

Évidemment, rien n’est parfait. Le « Gros Défaut » de Python universellement reconnu c’est que la performance est parfois un peu so-so, mais à l’échelle où je veux l’utiliser, ce ne sera pas un problème pour moi autant que ces quelques facteurs:

  • C’est moins web-friendly que le PHP: ça se fait mais tu vois que le Python n’a pas été pensé pour faire des pages web rapidement à la va-vite.
  • C’est moins « hacker » que le Perl. Comme disait mon prof de programmation: « ça marche très bien le Perl, c’est ça le problème ». On peut faire en une ligne de Perl des « twists » hallucinantes, en Python tu vas être obligé de tout écrire « au long », mais tu y gagnes en santé mentale au bout du compte.
  • En théorie ça joue dans les mêmes platebandes que le Java, mais pas sûr que ce soit moins quoi que ce soit que le Java. C’est un peu « ringard », le Java en ce moment, et on a beau dire, la « coolitude » d’un langage de programmation joue pour beaucoup dans la capacité à trouver des ressources. Faut dire qu’à force d’avoir des vulnérabilités de sécurité, Java s’est retrouvé désactivé de la plupart des systèmes à la maison.

Voici donc un exemple de code que j’ai fait. Je suis resté tout à fait surpris: je venais tout juste d’ouvrir le livre de Python, j’avais un peu de « traitement de texte » à faire (nommément prendre une liste de résultats par date et heure, et n’imprimer qu’un seul résultat par minute), et j’ai pondu ce qui suit en 5 minutes, avec 1-2 erreurs de syntaxe tout au plus, et ça a fonctionné tout de suite comme un charme:

1 #!/usr/bin/python
2 import sys
3 filein = sys.argv[1]
4
5 fichierlog = open(filein,'r')
6
7 lastminute = None
8
9 for ligne in fichierlog: # Format: "Thu Jan 16 02:47:03 EST 2014,11"
10     temps = int(ligne.split(",")[1])
11     dateheure=ligne.split(",")[0]
12     minute = dateheure.split(" ")[3].split(":")[1]
13
14     if minute!=lastminute:
15         lastminute=minute
16         newligne = dateheure+","+str(temps)
17         print newligne

Les plus programmeurs d’entre vous pouvez assez bien « lire » l’intention du programme, et les autres se disent juste « Ah, c’est ça programmer? Ça a pas l’air si compliqué que ça, pourquoi ils sont payés si cher que ça d’abord? », et c’est tant mieux. Bref, je termine par le début en mentionnant que c’est le besoin de comprendre et potentiellement réutiliser des scripts au travail qui m’a poussé à regarder du côté de Python, surtout quand je me suis rendu compte que je pouvais vraiment les réutiliser parce que c’était clair ce que le code faisait.

Et ça, c’est beau.

SNL Québec: ne boudez pas votre plaisir!

Samedi dernier c’était la première émission de SNL Québec, le concept américain directement licencé pour votre plaisir tout québécois. Et vous savez quoi? C’ÉTAIT BON. 😀 Ce qui m’inquiête c’est que j’ai l’air d’avoir été le seul à l’écouter!

De façon générale ça recrée très bien l’humour SNL, avec des décors en carton et une troupe de comédiens no-names qui ont du talent. Réjouissez-vous, ça veut dire qu’on a pas Rémy Girard pour une fois.

Les deux pieds dans l’actualité, on a droit à de l’humour tout Poutinien:

Le douanier de Sotchi

Et même quelques sketches « champ gauche » tout à fait savoureux:

Arrrrh….Ninjas s’abstenir.

Bref, moi j’ai adoré, j’en aurais pris un autre la semaine prochaine mais ça devra attendre le 22 mars prochain avec Stéphane Rousseau. J’espère vraiment juste que les cotes d’écoutes vont être au rendez-vous, ce serait vraiment poche que ce soit condamné juste parce que c’est sur Télé-Québec et que ça a pas Le Banquier pour en faire la promotion….

Voici l’émission au complet, gracieuseté du site de télé-québec!

Alors passez le mot!